30 août 2017 0 3643 Vues

Nouveau test urinaire direct : réel espoir pour les malades !

https://caudwelllymedotnet.files.wordpress.com/2017/08/application-of-nanotrap-technology.pdf

Chantal Baumert, Pr de biologie médicale, a lu la publication et nous en a donné le  résumé ci-dessous : merci à elle.

Test urinaire pour le dépistage de la maladie de Lyme utilisant la technologie Nanotrap

Objectif du test: détecter précocément la maladie de  Lyme avant l’apparition des anticorps.

Il permet d’assister le diagnostic clinique. Ce test a le mérite d’éclairer les situations pour les individus qui ont été exposés aux tiques et dits “à risque” et présentant ou non un érythème migrant.

Principe : il s’agit d’une nanotechnologie  qui utilise des nanoparticules pour détecter et concentrer la protéine de surface Osp A de Borrelia burgdorferi libérée dans l’urine des patients.

Osp A est une protéine de surface qui joue un rôle central dans la vie des borrélies dans la tique.

Technique: l’Osp A de l’urine est capturée et concentrée par les particules Nanotrap  augmentant ainsi la sensibilité de la technique utilisée, ici un Western Blott. Les autres protéines de l’urine ont exclues.

Les protéines Osp A sont ensuite éluées et transférées sur membrane, incubées avec un anticorps monoclonal de souris anti OspA conjugué avec une Ig de chèvre anti-souris couplée à l’enzyme peroxidase. La révélation se fait par chemiluminescence.La taille d’Osp A est appréciée.

Le test se fait sur 40 mL d’urine.

La sensibilté de la détection est de 1,7 picogramme / millilitre.

Résultats :

– au stade avant traitement tous les patients avec un érythème migrant ont un test urinaire positif.

– le test est négatif chez les patients asymptomatiques

– le test se négative chez les patients traités et chez qui les symptômes disparaissent.

– le test est positif dans 41 % des cas de Lyme persistants. Si Osp A est présente dans l’urine il s’agit d’une réinfection ou d’une infection récurrente.

Le test est positif avec d’autres borrélies telles garinii, afzelli, issettii,spilmanii, valaisiana et négatif avec les autres spirochètes non borrélies.

Publication du 4 novembre 2015 Journal of translational medicine.

Previous Communication de Muriel Vayssier-Taussat, chercheuse INRA : Les tiques, infections, co-infections et prévention, sept. 2016
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