Sexuellement transmissible ?

Selon une étude présentée en janvier 2014 dans “The Journal of Investigative Medicine”, au cours du “Western Regional meeting of the American Federation for Medical research”, la contamination à la maladie de Lyme par transmission sexuelle apparaît comme une réalité qu’on ne peut plus nier.

L’on sait que la maladie de Lyme est transmise par des morsures de tiques et divers insectes. Mais cela ne suffit pas à expliquer le développement spectaculaire de cette pathologie à travers le monde. En effet, le CDC (Center For Disease Control) a officiellement publié le 19 août 2013 sur la sous-estimation du nombre de malades touchés par la Borréliose de Lyme aux USA. Le nombre de personnes concernées par an serait en fait 10 fois supérieur à ce qui est officiellement annoncé. Ce qui fait de cette maladie la 1ère maladie infectieuse à se développer, bien devant de SIDA.

La piste d’une infection sexuellement transmissible (IST) a donc été étudiée par un groupe de chercheurs internationaux.

Ces scientifiques ont examiné des échantillons de sperme et de sécrétions vaginales sur 3 groupes de personnes :

des sujets-témoins ne montrant aucune évidence de la maladie de Lyme;

des sujets positifs à la maladie de Lyme;

des couples hétérosexuels positifs à la maladie de Lyme et ayant des relations non-protégées.

Comme on pouvait s’y attendre, tous les sujets- témoins (donc “non-malades”) étaient “négatifs” à Borrelia burgdorferi dans leurs sécrétions génitales. Par opposition, toutes les femmes ayant la maladie de Lyme avaient des sécrétions vaginales positives à l’infection; la moitié des hommes de ce même groupe ayant la maladie étaient positifs eux aussi, dans le liquide séminal. De plus, un des couples hétérosexuel à montré que l’homme et la femme avaient des souches identiques dans leurs sécrétions génitales.

La présence de l’agent spirochète de Lyme dans les sécrétions génitales , de même que la présence de souches identiques chez les couples mariés, suggère très fortement qu’il y a transmission par voie sexuelle. Même si l’on ne comprend pas encore bien cette différence du taux d’infestation des sécrétions entre les hommes et les femmes.

Pour Marianne Middelveen, microbiologiste vétérinaire canadienne et principal auteur de l’étude, «Nos résultats vont changer la façon dont la maladie est vue par les médecins et les patients.»

Pour Raphaël Stricker, interniste américain ayant participé à l’étude, “il y a toujours un risque d’attraper la maladie de Lyme dans la forêt, suite à une morsure de tique. Mais il y a un risque encore plus grand d’attraper la maladie de Lyme dans un lit”.

Rappelons qu’en France, plusieurs centaines de milliers de personnes sont concernées par la maladie de Lyme.

Source

Middelveen MJ, Bandoski C, Burke J, Sapi E, Mayne PJ, Stricker RB. Isolation and detection of Borrelia burgdorferi from human vaginal and seminal secretions. The Journal of Investigative Medicine. 2014;62:280-281.

Publication sur le site de l’ilads      Lyme Disease May Be Sexually Transmitted

http://lymedisease.org/news/lyme_disease_views/lyme-sexual-transmission.html

 http://ilads.createsend1.com/t/r-l-pdyiriy-epzoty-r/